Sur Internet, on lit partout que WordPress est gratuit. C’est vrai pour le logiciel, mais ce n’est pas ce qui pèse dans le budget d’un site.
Voici ce qui est réellement gratuit, ce qu’il faut payer, ce que l’on peut éviter de payer et comment je cadre un budget avec mes clients.
Pourquoi dit-on que WordPress est gratuit ?
Parce que le logiciel est publié sous licence GPL, version 2 ou ultérieure. D’après la page officielle de présentation, elle donne quatre libertés : utiliser, étudier, redistribuer et modifier le logiciel.
Gratuit veut ici dire libre et sans licence à acheter. Cela ne veut pas dire sans coût de fonctionnement.
Quelles dépenses sont obligatoires ?
Deux, dans tous les cas : un hébergement qui fait tourner le site et un nom de domaine pour l’adresse. Le logiciel demande un serveur compatible avec ses prérequis, notamment PHP et une base de données.

Les prix varient beaucoup selon l’hébergeur, la durée d’engagement et les options. Comparez toujours le prix de renouvellement, pas le prix d’appel.
Le choix de l’hébergeur pèse plus que n’importe quel autre poste. Un hébergement mutualisé d’entrée de gamme convient à un site simple, mais il partage ses ressources avec d’autres sites. Dès que le trafic ou les fonctions augmentent, un offre plus solide devient plus rentable qu’un site lent.
WordPress.com est-il une option gratuite ?
WordPress.com est un service commercial qui héberge votre site. Selon la comparaison officielle, il propose une offre gratuite et des offres payantes, et les extensions personnalisées demandent un plan payant.
C’est pratique pour publier vite, mais vous avez moins de liberté technique qu’avec WordPress.org. Je compare les deux dans un article dédié sur le choix entre WordPress.com et WordPress.org.
Un thème et des extensions payants sont-ils nécessaires ?
Rarement au départ. Un thème léger gratuit et quelques extensions bien choisies suffisent pour un site vitrine ou un blog.
Le payant devient utile quand une fonction précise vous fait gagner du temps : formulaire avancé, réservation, boutique. Pour savoir lesquelles choisir, lisez comment choisir et installer des extensions.
Quels coûts cachés faut-il surveiller ?
- Le renouvellement : hébergement et domaine augmentent souvent après la première période.
- Les licences annuelles : un thème ou une extension peut être facturé chaque année pour les mises à jour.
- Les options : sauvegardes, certificat, messagerie, parfois facturés à part.
- Les corrections : un site cassé coûte plus cher à réparer qu’à entretenir.
Les extensions gratuites du répertoire officiel sont souvent d’excellente qualité. Vérifiez leur date de dernière mise à jour, le nombre d’installations actives et la compatibilité avec votre version de WordPress avant de les installer.
Combien de temps faut-il compter ?
Compter une demi-journée pour installer et paramétrer un site simple, puis quelques heures par mois pour les mises à jour, les sauvegardes et le contrôle de sécurité.
Ce temps est le premier vrai coût d’un site « gratuit ». Si vous le valorisez, un forfait de maintenance WordPress devient vite comparable.
Peut-on créer un site WordPress sans payer ?
On peut tester gratuitement en local sur son ordinateur. Pour un site accessible au public, un hébergement entièrement gratuit impose en général des limites : publicité, domaine imposé, extensions bloquées ou performances faibles.
Quand le payant vaut-il le coup ?
| Situation | Gratuit suffit ? | Pourquoi |
|---|---|---|
| Test ou apprentissage | Oui | Pas d’enjeu de disponibilité |
| Blog personnel | Souvent | Peu de fonctions avancées |
| Site d’entreprise | Rarement | Image, sécurité et support comptent |
| Boutique en ligne | Non | Chaque panne coûte des ventes |
Plus le site porte de chiffre d’affaires, plus la fiabilité justifie un budget. Je détaille des fourchettes dans combien coûte un site WordPress.
Un exemple concret : une association qui lance un site de présentation avec un blog. Elle prend un hébergement modeste, un thème gratuit léger et trois extensions gratuites. Son budget reste faible, mais elle prévoit une heure par mois pour les mises à jour et un contrôle des sauvegardes.
Comment limiter le budget sans prendre de risque ?
- Choisissez un hébergeur sérieux, avec sauvegardes et assistance, plutôt que le moins cher.
- Partez d’un thème léger et n’ajoutez que les extensions utiles.
- Comparez les prix de renouvellement avant de signer.
- Planifiez la maintenance, même minimale, dès le premier mois.
Et maintenant ?
Ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui :
- Listez les dépenses de votre site : hébergement, domaine, licences, maintenance
- Repérez les dates de renouvellement et notez-les dans votre agenda
- Comptez le temps que vous passez chaque mois sur le site
Pour aller plus loin : Création de site WordPress

